Les écoles agréées à Pointe-Noire et Brazzaville

Bulletin-Université

Lundi 18 Octobre 2010 à 08:00:00
(Congo-Brazza)

Enseignement supérieur privé : douze établissements viennent d’être agréés par l’État

La commission d’agrément réunie pour la première fois du 13 au 16 octobre dernier a entériné la création et l’ouverture de douze établissements d’enseignement supérieur privés parmi les cinquante-deux candidats à cette reconnaissance de l’État.

La publication des résultats a mis fin au suspense qui n’avait que trop duré parmi les promoteurs et gestionnaires d’établissements privés d’enseignement supérieur et fixer l’esprit des parents et étudiants dans le choix des lieux d’apprentissage. La note de service annonçant ces résultats ne donne certes pas une injonction de fermeture aux établissements non agréés, mais cela devrait aller de soi.

Pour ceux dont les dossiers ont été agréés, l’obtention de l’agrément provisoire ouvre la voie à une nouvelle marche de deux ans. Leurs directions devront tout mettre en œuvre au cours de cette période pour obtenir un agrément définitif ; celui-ci leur permettra, enfin, de signer une convention avec l’État.

Pour Brazzaville, les établissements concernés sont l’École supérieure de technologie (EST) des Cataractes, l’École supérieure de gestion et d’administration des entreprises (ESGAE), l’Institut d’administration des entreprises (IAE), l’Institut catholique Padre Pio, la Haute École Léonard de Vinci, membre de l’Université Professionnelle d’Afrique (ndlr), l’École africaine de développement de Brazzaville (EAD), l’Université internationale de Brazzaville (UIB), l’Université libre du Congo (ULC), l’Institut des hautes études en management/Institut supérieur de technologie (IHM-ISTI).

Pour la ville de Pointe-Noire, seulement trois établissements ont été agréés : l’École supérieure de technologie du littoral (EST-L), l’École supérieure de commerce et de gestion (ESCG – DGC Formation),membre de l’Université Professionnelle d’Afrique (ndlr) et l’Université de Loango-Institut supérieur de technologie (UL – IUT).

Quant aux établissements non agréés, le ministre de l’Enseignement supérieur, Ange Antoine Abéna, leur a demandé de ne pas désespérer, les invitant à « tout faire pour transformer leur échec de ce jour en réussite demain, en préparant à nouveau leur dossier à la commission d’agrément pour la session de juin 2011. »

Avant de prendre leur décision, les experts de la commission, dirigée par Martin Diateba, avaient procédé à une évaluation des capacités institutionnelles des structures au cas par cas, en distinguant trois niveaux d’appréciation crédités chacun d’un coefficient.

Ainsi, un coefficient de 50% a été affecté aux capacités opérationnelles, 30% aux capacités techniques et 20% aux capacités administratives. Chacune de ces trois thématiques a été décomposée en items qui ont été pondérés de notes allant de 0 à 10. Les établissements agréés sont ceux qui avaient obtenu une moyenne de 5 sur 10 et plus. Ceux ayant obtenu une note située entre 4 et 5 ont été rachetés s’ils avaient une note supérieure à la moyenne au niveau des capacités opérationnelles et techniques jugées importantes.

La commission va à terme notifier à chaque établissement des avis indiquant leurs forces et leurs faiblesses. Après la tenue de la commission d’agrément, le ministère de l’Enseignement supérieur, qui entend ainsi relever le défi de l’excellence dans ce sous-secteur de l’éducation nationale, a annoncé la convocation prochaine d’une commission technique de reconnaissance des diplômes, ainsi que la création par décret d’un comité des programmes.

Thierry Noungou

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